Les bigarrures d'une bulle

18 décembre 2011

Laval à l'heure hivernale

Laval, chef-lieu de son département. Bon je n'y habite pas, mais c'est quand même, en ville, ce qu'il y a de plus près. Laval peut-être prise à l'envers et à l'endroit. Je suppose que ça doit la rendre particulière. En tout cas, vous le remarquerez sur les photos, en zoomant quelque peu sur la colline de la ville, là bas, derrière le château, la cité s'est donné un caractère Hollywoodien. Non pas par l'activité de son cinéma, unique, et qui ne propose aucune séance entre 19h40 et 22h20, ce que je trouve pratique au possible. Non, non c'est une histoire de lettres blanches. Voyez plutôt...

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Laval est jolie avec ses ponts, ça me change de mon pays de betteraves, je n'ai jamais habité près d'une ville traversée d'une rivière et surmontée de deux ponts et d'un viaduc. Reims, Lille et York étaient dépourvus de ça. Aux kilomètres alentours près. L'eau provenait donc seulement du ciel. Pas ici. Encore qu'il pleuve pas mal aussi. Il avait dû pleuvoir aussi le jour où cette photo a été prise.

Laval, est, paraît-il, riche en histoire. Une après-midi pour visiter le château de la ville, une autre pour les fameux jardins. Il y a une église aussi qui paraît-il vaut la peine qu'on la visite. Ai-je fait le tour ? Puisqu'il me reste des après-midis à user, je trouverai le temps d'approfondir la question.

A Laval, et dans les environs, les gens se plaignent qu'il n'y a rien pour s'habiller et faire du shopping. Réunissez, Soissons, Saint-Quentin et Laon, et vous aurez peut-être un nombre similaire de commerces et chaînes diverses (que ça soit bricolage, jardinage, espaces biologiques, sport, bric à bracs, électroménager et High-Tech... et je pense en oublier). Oui, oui c'est vrai, il n'y a pas de H&M... Personnellement, ça ne change pas ma vie. Et ça ne m'empêche pas de griller mon argent le samedi après les courses à Leclerc: But, Confo, LeRoy Merlin, Decathlon, Maison du Monde, Casa, Grain de Malice, Etam, Promod, Sephora, Darty, Esprit... oula la, j'en perds le mien. Laval est presque suffisante, donc, pour les cadeaux de Noël.

A Noël, Laval sort tout un arsenal... de lumières.


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Rien que du très banal pour cette période de l'année ? Moi, je n'ai pas trouvé. J'ai beaucoup aimé. Quelque part, il y a une idée de transformer la Mayenne en Gange : des plateformes lumineuses au fil de l'eau. Le bémol est qu'elles sont stables,  le bonus, que je n'avais jamais vu ça avant. 

 

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Alors, ça a été quelque chose de féerique, finalement de marcher là sur la berge, près de ces sphères lumineuses, comme des bulles d'air en surface et qui auraient dû couler toutes chargées qu'elles étaient de rennes de Noël, nounours, ou cadeaux.. Mais non, elles flottaient. C'est ça, la magie de Noël.

 

 

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Et puis quand il a fallu passer au-dessus de l'eau, ici sur le pont, que le ciel se rappelle à vous avec des ampoules en boules, l'armature du pont en branches de sapin, et ce flottement dans l'air comme des bulles de savon.

 

 

 

Je suis une enfant de l'hiver mais je suis surtout une bulle roulée en boule. Alors, aux illmuninations de Laval, je me suis sentie chez moi.
(Cela dit, demain, je rentre à la maison! Ho ho ho!) 

 

 

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11 décembre 2011

Petite Maye

Hey, petite Maye ? A prononcer avec un é accent aigu, s'il vous plait ! Ca sonne pas mal non ? allez, c'est décidé, appelez-moi comme ça. ça ne sera pas trop dur à retenir, ça ne diffère que d'une lettre de mon plus ancien surnom. Pardon, deuxième plus ancien. De toute façon, mon premier surnom, se mange très bien avec le deuxième, qui m'a été octroyé lors d'un repas de famille au contraire du premier donné quand j'avalais ma première gorgée d'air. Je trouve qu'il n'y a rien de meilleur que de la mayo pour manger avec un bon rosbif saignant pas vous ? Ceux qui me disent ": si de la moutarde!", je leur dis, "je n'aime ça que dans la tarte au thon ou avec des Knackis", alors bon... faible combinaison ! Le rosbif c'est donc bien meilleur à la mayonnaise. Et pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos chevaux et à nos vaches, car c'est plutôt ce qu'on trouve par ici, je vis maintenant à la Mayennaise.  D'où le surnom !
C'est que ça fera trois mois déjà dans quatre jours.
Bon, puisque j'ai entamé ce billet sur un aspect nutritif, bien loin du diététique d'ailleurs, je vais vous parler des spécialités du coin.

bons_mayennais_copieD'abord, y a le fromage éponyme, le "Bons Mayennais", un fromage à pâte molle, et au dedans pas vraiment crémeux, ce qui fait que de la texture est moins sympathique qu'un camembert coulant, et au goût, je trouve ça très léger. Je pense bien qu'un Caprice des Dieux a davantage de caractère, et c'est pas peu dire car les Dieux quand ils ont façonnés ce fromage là, ils avaient peu de volonté à mon goût. Ahem... Tout ça pour dire, que, hypothétiquement, si tu mets une tranche de Maroilles dans la bouche d'un bon mayennais pur souche, il y a certainement des champignons qui vont lui pousser dans la bouche. (NB/ A tester!) J'ai aussi essayé ce fromage en tartine au four, histoire de, et là, c'est pire : toujours pas plus de goût, et ça devient une vraie glue. Beurk. Horreur gustative totale, papilles totalement embourbées ! Et, dans tes pensées, et ton petit bedon, rejaillit la pensée d'une savoureuse tartine au Vieux-Lille... Mmh !

Photo0251Outre ce fromage décevant, par ici, il y a des rillettes, "Les gorronnaises", tout le monde mange ça dans les 3 à 6 fois par semaine en entrée (Statistiques basées sur un panel d'une personne, mais faites-moi l'honneur de croire que c'est significatif !). Bref, j'ai testé. Sans rire, je préfère les Bordeau Chesnel, parce que là encore, le goût est léger, ça sent le gras et ça ne sent que ça...

Pas convaincue, donc, de ce tour d'horizon du terroir, je suis bien contente de me trouver à quinze minutes de la Bretagne, parce que du fait : crêpes au sarrasin et cidre, c'est aussi la cuisine du pays quand on y pense. Alors ça compense. ça compense plutôt bien. Je pense, en écrivant ces lignes, au gâteau de crêpes de mon boucher du village : un petit délice de crêpes allongées et tassées entre des couches au thon, au saumon, au crabe avec des feuilles de salade, des tranches de tomate et d'oeuf et des petites décorations mayennaises, pardon mayonnaises.

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08 décembre 2011

Retour à l'état féminin

Aujourd'hui je me suis fait l'oeil bleu de biche. Avec du violet et du rose poudré. ça faisait bien quatre mois. Quatre mois la peau à nue, à l'air, et l'exposer pour qu'elle guérisse. Quatre mois c'est long quand on a la ligne de la machoire et les joues traumatisées d'horreurs rouges qui parasitent ton épiderme. Quatre mois à trainer ma peau pas belle, mais voilà qu'elle redevient toute douce et blanche, alors un peu de poudre libre aux pommettes et aux yeux, beaucoup de Köhl. car les talons ne suffisent pas, le maquillage est vital. On est une femme, ou on ne l'est pas. Depuis quatre mois, je n'étais pas grand chose, à ne pas me pouponner, à ne pas me chouchouter.
Aujourd'hui, mes yeux étaient cerclés, et c'était bien joli, et c'était bien gentil de me retrouver.
Et si, aujourd'hui, j'étais à plat, demain je ressors mes bottines 1900, et j'enflierai ma robe grise. Je me ferai les yeux bleus noir, et je mettrai du rose à mes joues. Par dessous, je prendrai bien soin de nourir ma peau à la rose musquée du chili, c'est joli, exotique, et c'est mon nouveau coup de coeur odeur. Dans mes jolis godillots hauts perchés, et ma robe de laine, je me la jouerai Denise. Même si je n'ai pas un grand et beau frère, ni un mioche collé à mes basques. Demain sera un bon jour, un jour à se sentir bien en soi. Demain, me faire belle, ça sera mon bonheur de dame. 

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27 juin 2011

My Mood, en temps et en heure

27/06/2011 : “In the morning waking up to terrible sunlight, All diffuse like skin abuse the sun is half its size  (…) Sunlight over me, no matter what I do. » Fleet foxes, The shrine/ an argument.


Les pommes, l’été, sont fraiches et douces chante le groupe Fleet Foxes dans cette merveille de leur dernier album. La mienne est dure et me brise les dents. On dirait, là encore, du Christophe Honoré, sous les notes d’Alex Beaupain qui me demande si j’ai déjà croqué la pomme à pleine dents et j’y réponds que oui, et que j’y ai trouvé le ver. Il se tortille et il a peur. Je ne l’ai pas trouvé, car je le suis. J’ai chaud, j’ai sue, je me remue, c’est l’été, quoi ?, déjà ?, mince !, le soleil tape, je suis un ver rouge, et ce sont les « vacances ». Pas pour moi. Quand, pour moi ? Quand, la paix ? Quand, la vie ? « Ne pas considérer son statut de chercheur d’emploi comme une punition » ais-je lu il y a quelques jours. En tout les cas, c’est une perdition. Mais le soleil est là, de la partie, terrible à me rappeler que les saisons passent et que mon malaise pas.

 

 

 

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My mood - Archives postées tardivement, n°2

24/05/2011 « Les filles légères ont le cœur lourd » Christophe Honoré.


Je ne suis pas une fille légère (ce n’est pas faute de le vouloir parfois), mais j’ai assurément le cœur lourd. Surtout ce soir. Vous savez, à ces moments là, vous vous rappelez vraiment de l’existence de cet organe. Ce n’est pas qu’il bat ou qu’il pince mais vous en sentez, vous en ressentez, vraiment le poids.  C’est le poids de vos tourments. Celui de votre conscience et de vos regrets. C’est le poids de ce qu’on vous inflige et de ce qu’on vous refuse. Le poids  de votre insatisfaction renouvelée, de votre égo détrôné, de votre jalousie hurlante, de vos réflexions argumentées, de cette injustice folle dont vous vous sentez la victime fatidique, enfin le poids de désirs simples qui sont allés dans la main d’autres, à côté, juste à côté de vous. Le poids du rien reçu. C’est ténu mais là. Ici. Au creux. Plus haut que le vide qui vous écrase le diaphragme, plus bas que cet étouffement qui vous comprime la trachée. Au dessus, le cri est muet, et les dents claquent, et sur les tempes coulent les larmes chaudes.  Mon cœur est lourd et j’ai beau le vider par générosité comme une outre d’ambroisie aux jours heureux, il le reste toujours. Il suffit d’une réminiscence et il s’engorge de rancunes et sanglots. De souvenirs gâtés, et d’espoirs impossibles. Alors j’expulse cette crasse, encore, à vouloir qu’elle salisse les objets odieux de mes pensées diabolisées. Mais la lourdeur de mes malédictions  est telle qu’elle les entraîne  au sol avant qu’elles n’atteignent ces êtres rendus trop légers par les cadeaux faciles du destin. Filles ou garçon au cœur léger, ce soir, je vous envie, je vous hais.

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My mood - Archives postées tardivement, n°1

24/04/2011 : « Rappelle-toi de ce que j’ai déclaré ; il s’agissait de paroles sacrées : « Beauté, rien de plus noble et de plus fugitif. » Beauté, idéal vers lequel, même l’oiseau le plus fort, le plus vif, ne saurait se hisser dans la cime du ciel. Maintenant, regarde par terre, les pétales fanés de tes fleurs éphémères. » Anthologie Palatine. Thymoclès.


Suite à cette citation, vous devez vous attendre à ce que je vous parle de beauté. Non. Pas envie. Je parlerai d’un autre sujet. Je parlerai de mes pieds. Oui.

Je regarde beaucoup mes pieds. D’ailleurs, j’en parle souvent. Mes amis me connaissent aussi par ces appendices là. Je vous tairai pourquoi. Bon. En ce moment je les tiens calme. Je les regarde. Il faudrait que je les vernisse encore. Le brillant des ongles se lamine. J’ai la flemme. Je ne fais rien de mes journées. Enfin c’est comme ci. C’est faux. Je maile, j’appelle et j’attends. Je ne me tourne pas les pouces, je regarde mes pieds. Je les chausse. Parfois. Rarement, en ce moment. Chaussures compensées semelle paille, laçage chocolat en petit nœud papillon ; ballerines rouges à pois blanc et poudre ; chaussons blancs ; spartiates vermillons ; ballerines blanc-beige-taupe à bride cheville. Sous mes pieds, il y a des semelles. Sous mes semelles, il y a le talon. Sous le talon, il y a du vide. Aucune fleur qui se fane, juste un rien. C’est étrange, je ne chute pas. J’aimerai bien. Ça les ferait bouger, mes petits pieds. Pour qu’ils me réceptionnent en pieds joints, que le talon percute le sol, que mes orteils se plient et crient grâce. Pour qu’enfin, sitôt la douleur du choc passée, l’appel de l’aventure, de nouveau, se fasse sentir et qu’ils se mettent à courir. Un peu d’exercice, à la fin ! Je m’encroute moi ! (Et mes nerfs  [bug du lobe céphalique à adjectifs et synonymes : pédestreq/podologue/piétonniers. Hein ?Euh ?.. zwing zwing : plantaires !]  ont intégré l’esprit de Croc-blanc !)   Mais voilà, hélas, quand je les regarde, ils sont en éventail. Je passe mes journées, jambes étendues, PC sur les cuisses,  à ne rien céder aux minutes qui ne m’envoient aucune confirmation d’un avenir… avenir… adjectifs (bon sang !)  ? Hum : plusieurs. Fructueux, épanouissant, professionnel, énergique !  Ce que je retire de la recherche active de travail ? C’est que c’est très facile de regarder ses pieds car ils sont toujours devant soi  (et tout à fait totalement, incongrument [dans leur fixité] inactifs –ah bon ça me pèse ?). Cela rappelle un ancien proverbe, bien connu : pour avancer, un pied devant l’autre. C’est plus facile, j’admets. Mais comment faire quand ils sont cote à cote ? Ah ! (AH, ah, même !) Eh bien, j’attends qu’on m’en tire un. Allez-y, mordez par la cheville, tirez, les chiens ! 

 

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30 janvier 2011

Équations sociales

3 = 2 + 0

1 + 1puissance n = 2*1 + 0 

 

Je suis toujours le 0.

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04 septembre 2010

My suburb

Vues de quartier. Six mois et la nuit tombe, enfin, déjà.

In the half light, now that night's closing in, we run...We are too young. We run.  We are in the streets,  We're free.

Human voices, they only echo. 

The Arcade Fire. Half Light I. (The suburbs)

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30 août 2010

Liverpool, pleine de Grâces

Non ce n'est pas un appel à la religion que ce texte qui va suivre, sauf si votre religion est la musique, et je crois assurément pour ma part que je n'ai véritablement foi qu'en cela. A Liverpool, cette religion là aussi est importante, et ce n'est pas en silence que s'ouvre la porte de la gare centrale, mais sur un cri de mouette, musical et enchanteur. Aujourd'hui, on verra la mer, dit-elle. Mais à l'horizon pour l'instant, point de bleu, point de gris, point de mer, un espace libre en haut d'une montée de marches, sous un ciel de grand bleu, et dans tout ce découvert fou de liberté, déjà tant de choses s'offrent au regard et le font pétiller...

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...

La tour de Radio City qui domine de sa toute suprématie moderne. La banderole de couleur roses et violine annonçant la ville, un carrefour vide à l'heure matinale du dimanche matin...

 

 

 

... et en pivotant, ces vieilles bâtisses d'un autre temps,...

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...

leurs colonnes impériales, et statues de bronze vert.

 

 

 

... On ira en visiter un, mais c'est d'abord un tour dans les jardins de St John, derrière, à la pelouse verte comme nulle part ailleurs en France, et aux guirlandes de commémorations nombreuses dans les fleurs multicolores. Le soleil est haut dans le ciel et fait disparaitre le haut des monuments dans le blanc de l'incertitude. Il fait plus sombre dans le George's Hall et ce n'est pas peu de le dire quand l'endroit si élégant de l'extérieur n'était autre qu'une prison victorienne.La visite commence par un gros plan sur le système de ventilation inventé à l'époque pour l'édifice et on n'imagine pas sa performance malgré l'étrange odeur d'urine dans les geôles (ou reconstitution ?). La cour d'assise est belle sous le bois rouge, et le lustre de cristal, le bureau du juge fonctionnel, les couloirs clairs, et en haut, le grand hall est majestueux avec ses colonnades de marbre, ses sculptures archaïques, le reflet de l'éclat du dehors sur les peintures et dorures.

Au dehors, il fait beau toujours et même chaud, alors on enlève la veste. Il y a un marché sur la place mais on descend vers la mer, le long des grands boulevards. Aux recoins, il y a l'hôtel de ville, des églises, un peu plus de vent, on remet la veste, et puis l'on voit la mer, grise. L'hôtel de ville avant les docks, et puis le Pier Head, classé patrimoine mondial par l'Unesco: dessous nos pieds, une grande place blanche, dessus, le bleu, devant, la mer grise et les gros ferrys, derrière, les Grâces. Des trois, nous n'en voyons que deux. D'ailleurs, on mitraille leur joliesse sans savoir qu'elles sont ces Grâces. 

 

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... Elles sont en tout cas colossales et pleines de charme. On avoue, touchées.

 

... Puis en suivant la mer le long du parapet, on remet la veste, c'est que le vent se lève. On traverse les docks. Il y en a plusieur. les derniers, ceux d'Albert...

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...

aux colonnes rouges tout autour, aux briques rouges, à l'eau encadrée de toutes parts, aux petites passerelles, au Yellow Duck-marine dont les passagers chahutent, aux boutiques de souvenirs, aux cafés en terrasse (mais il fait froid à nouveau, la veste est ré-enfilée)... 

 

... seront le refuge à notre appétit dans le café 'Ha ha' et à notre après-midi. Car Il y a là, une annexe du Tate de Londres qui abrite des questions fondamentales sur le sexe anal, des montages de tournevis et scies françaises, l'empreinte de deux corps découpés dans un empilage de toasts moisis, un visage de ferraille qui nous regarde avancer et aussi une exposition sur "Picasso et la liberté", mais cette dernière ne nous est pas accordée de pousser la porte gratuitement. Enfin, il y a le musée de la marine mais seules les maquettes du Lusitania et du Titanic ont su captiver notre attention, et puis tout ce qui avait attrait à l'importation de nourriture sur l'île. Le reste a été vu depuis un banc. Une pause un break. C'est qu'avant, nous étions 

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....

dans un autre monde, dans le passé, à déambuler dans les pas d'autres, dans leur histoire, à celles des Beatles.

Il serait bien trop long de restituer ce que l'audio-guide a craché mais l'immersion était réussie.

Et la musique a été.

 

 

Nos coeurs en étaient noyés sur le chemin du retour. C'est ça l'effet Liverpool. 

 

 

(Merci Margaux pour les quelques autres photos et pour le weekend)

Dimanche 22/08/10 

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27 août 2010

Sur une semaine. Pensée positives au pas ou pas :

Lundi. Rien. Je me suis fait flouer et j’ai un arrière goût de défaite qui monte jusqu’au sinus et donc plus haut. J’ai les hémisphères paralysés sur l’idée que je n’ai rien fait de mal, et que je suis au final laissée pour compte. J’attends encore et j’en sature. Ça me fait chier. C’est du déjà vu. Du déjà vu qui m’a déjà blessé et qui me blesse toujours, qui me blesse encore plus fort. C’est faux que je me renforce. Je suis de plus en plus sensible. C’est jamais voulu, il parait. En attendant, c’est toujours subi. Ça fait chier. Je ne censure rien de mes ressentiments. Donc de positif, rien.

Mardi. Juste une odeur de clafoutis. C’est bien la seule chose. C’est mince. Mon clafoutis aussi, il a dégonflé à la sortie du four. Mais bon je sais déjà que je cuisine bien, ouais, je sais et c’est pas de la fierté mal placée, alors finalement pour du positif, c’est pas le summum du contentement. Surtout qu’une odeur ça ne reste pas, ça ne se palpe pas. Une fois la hotte mise en marche, il ne restait plus rien. Puis la hotte n’a pas avalé mes idées et le fait que finalement mon avis ne compte pas. Alors je repense encore à mon clafoutis tutti frutti et au fait que j’ai mis des poires dedans, et pour une fois, une fois inverse à la précédente, j'ai envie de dire: « mangez-moi pas, arrêtez de me bouffer par vos petits crocs qui vous croyez ne blessent pas alors qu’ils n’infligent que davantage de morsures affligeantes. Mangez-moi pas, ce n’est pas la saison des bonnes poires. » Mais bon comme on m'a fait comprendre qu'on se fout de mon avis, je vais fermer ma gueule. 

Mercredi. Plein. Le matin était calme et peu glorieux. Même si le clafoutis a fort bien plu. Et puis, j’ai relancé, et puis la balle est revenue avec pleins de rebonds, et l'excitation aussi, avec Moty. On en a retrouvé deux, ça serait bien de les finir et d’en créer de nouveaux. Ça c’était l’après-midi. Le soir était teinté de rose dans la chambre calme. Les écouteurs aux oreilles, il y a eu la musique, les ballades de l’enfance, quelques larmes sur les pleurs oubliés, quelques rires sur les chansons dépassées, quelques danses pitoyables sur le sommier, quelques paroles encore braillées, quelques exclamations de reconnaissance, quelques recherches intéressantes, et une nuit plongeante de fatigue sur l’oreiller.

 Jeudi.Là. J'ai un blanc. Peut-être bien l'impression de mon rapport. Oui, c'est certain. Discuter avec la secrétaire sympa dont je sais toujours pas le nom. Mais j'ai un blanc. C'était hier ou demain ? Le stress s'évapore. 

Vendredi. Ecouter Yellow Ostrich en boucle. Rapport relié. Parler du 19.5 au téléphone, ma mère contente. Rapport parti avec les autres courriers. Mais là de suite,je crois que le positif s'en va. Loin très loin, dans un monde où on n'attend pas, un monde plus simple. Pas le mien. Malgré tout, une a des ailes et ça me plait bien fort. Mais comme une autre a lâché mon stylo, pour ça au moins, je reste au sol. Oui, définitivement.

Samedi. La maison à moi. La vaisselle dans l'évier. Etre à la bourre et aimer ma fainéantise de prendre mon temps. La fin d'un état. Le shopping. Deux tops. Un porte-monnaie. Une robe. craquage sur deux sacs ? rah. je crois que je les achèterai quand même. Luncher à  16h00. Une sieste. Un resto. La pergola verte. Busy, busy. Les horloges. La dernière fois avec eux deux. Un porte-monnaie poule. des chocolats. Big Burger. S'amuser. Au Lendal Cellar. Papoter. Un autre verre ? Pim's ? le retour. L'étreinte d'Em, les bises "smouac" de Bri. Un au-revoir et quelques larmes.

Dimanche. Du lait au pain d'épice. Bla blah blah, deux filles bavardent. Le ciel bleu sur Newcastle. Elle l'a dans l'os la voyante. Oui c'est joli mais pas si pretty. Une grosse averse. La surprise du marché. Rencontre avec des gens qui posent. Les beaux ponts sous le soleil qui pointe. La viewving box du Baltic. Dédaigner l'oeuvre d'art d'un tas de taies d'oreiller. demain, je vais me mettre au contemporain : photographier la planche à repasser avec un paquet de corn-flakes dessus et demander mon dû pour ma créativité inventive. Ouais ? ou pas. S'intéresser à la complexité d'une toile d'araignée gigantesque, tourner autour des noeuds et crochet dans des chaussons de protection. Dormir au sage sur une banquette, coupées du monde sous la pluie forte du dehors. Rentrer. Exténuée. Sourire. Oreiller. La semaine est finie et demain elle commencera au lit. Hummm, joie ! Bonne nuit. 

Posté par Air Incolore à 14:51 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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